ASSOCIATION
VAINCRE LE BÉGAIEMENT

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Elève, Enseignant

Recommandations aux enseignants

"Mon cœur battait la chamade, mes mains étaient moites, mes genoux commençaient à trembler, je transpirais et j'étais incapable de me concentrer. La cause : le professeur faisait lire à tour de rôle un paragraphe à haute voix." Ce témoignage décrit la situation que vivent quotidiennement des centaines d’élèves. 4 % des enfants bégaient, le bégaiement se développe généralement à partir de l'âge de deux ans et demi, heureusement pour les trois quarts des enfants, le bégaiement - s'il est traité judicieusement - se résorbera avant l'âge de sept ans. Cependant pour le quart restant, la scolarité est vécue difficilement. Ces jeunes luttent contre une condition qu’ils subissent sans savoir pourquoi. Ce trouble de la parole est quatre fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles. En tant qu’enseignant, vous avez une influence considérable sur l’attitude de l’enfant face à son bégaiement et l’effet de cette difficulté d’élocution quant à l’image de soi que votre élève se compose.

Les troubles indicateurs

L’enfant (ou l'adolescent) prolonge les sons, des tensions musculaires peuvent contracter sa bouche, son visage et même son corps. L’élève peut également utiliser des mots ou des sons qui, sans rien ajouter au sens du discours, l’aident à "sortir sa phrase". Il peut également ne jamais prendre la parole.

Prêtez donc attention aux phrases curieusement construites, à une élocution très rapide ou à des mots et des sons qui servent de "tremplins" ou de "remplisseurs" tels que «bon», «vous savez», «euh», «et ainsi», «c’est à dire», «en fait», etc.

Cette lutte acharnée pour parler, associée à la peur que connait l’enfant en parlant, entrainera bientôt les ellipses de mots et l’évitement de certaines situations. Et il faut souligner que l’
élève n’a au mieux qu’un contrôle partiel sur sa parole.

L'élève qui bégaie préfèrera se taire plutôt que de partager ses idées en bégayant. Ainsi il prétendra ignorer une réponse alors qu'il la connait. Le cas le plus flagrant dont nous a fait part un membre : à la question, combien font 2 fois 2, la réponse d'un jeune de neuf ans  a été …8. La classe entière a pouffé de rire. L’élève nous a confié qu’il a préféré que la classe rigole de sa mauvaise réponse plutôt que de risquer d’accrocher sur le « qu qu quatre ».

Le même élève pourra éventuellement parler sans problème dans une situation où il sera à l’aise, ce qu’un tiers observateur ne comprendra pas. C’est ce qui fait toute la complexité du problème. Le bégaiement peut devenir un sérieux handicap dans la scolarité : chez l’enfant, il peut entrainer une diminution de l’estime de soi, un renfermement sur soi, affecter le développement social et limiter les opportunités éducatives puis professionnelles.  

L'enfant qui bégaie a souvent le sentiment que son bégaiement est l’aspect le plus important de sa personnalité et que c’est l’unique chose que les autres remarquent. Par conséquent les enseignants et toutes les personnes qui entourent l’élève doivent lui faire comprendre que le bégaiement est un problème qui affecte l’enfant, autrement dit c'est quelque chose qu’il fait mais non pas ce qu’il est !

Ce que ressent l’élève qui bégaie

Comme enseignant, vous pouvez sans doute comprendre comment l’enfant se sent face à son bégaiement. Pour certains handicaps (perte ou malformation d’un membre, surdité ou vision affaiblie), la raison pour laquelle l’enfant ne peut être comme les autres ou ne peut rivaliser avec ses camarades lui est évidente. Les particularités physiques, émotionnelles et psychologiques peuvent être rationalisées par l’enfant, mais ce n’est pas le cas pour le bégaiement.

L’élève qui bégaie ne comprend pas pourquoi il ne lui est pas possible de parler régulièrement avec fluidité. De plus, son désir d’être comme les autres enfants aiguise ses sentiments d’insécurité, de honte et de culpabilité relatifs à son bégaiement. En effet, l’enfant s’identifie à ses camarades et lutte pour leur être semblable.

Le jeune qui bégaie peut également réagir aux attentes de ses parents, des enseignants et de personnes qui souhaitent l’entendre parler comme les autres enfants par un comportement d’évitement qui résulte souvent du désir de satisfaire à ces attentes. On retrouve un tel comportement chez les enfants plus âgés qui bégaient et qui multiplient leurs efforts afin que leur lutte “privée” ne devienne pas “publique”.

Les causes du bégaiement de même que sa sévérité diffèrent grandement d’un enfant à l’autre. Plus important encore, comme les enfants ont des personnalités et des caractères très variés, ils réagiront différemment à leur difficulté d’élocution. Il faut donc traiter chaque enfant de façon particulière. 

Comment aider l’élève qui bégaie

Nous sommes conscients que l’enseignement est une profession exigeante et que les besoins de vos élèves peuvent, à un moment donné, excéder vos capacités à les satisfaire. Il est donc normal, dans ce contexte, que les besoins d’un élève qui bégaie mettent à rude épreuve votre capacité à y répondre de manière appropriée.

Il est possible aussi que vous ayez affaire à un-e jeune qui a subi les moqueries de ses camarades et qui a donc quelque hésitation à se confier au sujet de son problème. L’anxiété, la culpabilité, la gêne, la confusion et l’impuissance sont toutes des composantes qui peuvent accompagner le vécu du bégaiement.

Parfois, identifier les élèves qui bégaient n’est pas chose facile. Leurs sentiments de honte et d’embarras les incitent à dissimuler leur handicap en éludant des mots et en évitant certaines situations. Des jeunes masquent tellement bien leur bégaiement par de tels comportements d’évitement que vous ne vous douterez jamais qu’ils ont ce problème.

Les suggestions (indiquées de manière complète dans notre livret) qui suivent ne sont pas les ingrédients d’une recette facile, mais vous pourrez en tirer profit en les appliquant à vos élèves qui bégaient.

Discutez avec les parents de l’enfant pour obtenir plus d’information sur l’historique de son bégaiement  et déterminez une démarche commune.

Il est possible que de jeunes élèves n’aient pas encore conscience de leur problème et qu’on ne les identifie pas encore comme “enfants qui bégaient” . Dans ce cas, utilisez des termes descriptifs tels que « blocage » ou « langage difficile » lorsque vous discuterez avec l’élève. Évitez impérativement d’utiliser le qualificatif de “bègue” pour désigner l’élève qui bégaie. Rappelez-vous que bégayer est quelque chose que l’élève fait, et non pas ce qu’il est.

Tentez de discuter avec l'élève - en privé - de son problème d'élocution, s'il l'accepte. N’exagérez surtout pas l’importance du bégaiement, faites-lui comprendre que vous en avez conscience, assurez le jeune que vous l’acceptez avec son bégaiement. Si l’élève a quelques réticences à en discuter avec vous, il est préférable de ne pas insister, vous aurez tout de même ouvert la porte à une discussion ultérieure.

Si vous vous sentez mal à l’aise en écoutant un jeune qui bégaie, maintenez  tout de même un contact visuel avec lui : vous montrerez ainsi que vous portez de l’intérêt à ce qu’il vous dit. Efforcez-vous d’avoir des expressions détendues  (ne froncez pas les sourcils, ne soupirez pas) et un comportement naturel lorsque vous l’écoutez.

Ne dites pas les mots à sa place, ne lui suggérez pas de substituer un mot par un autre, ne donnez pas de conseils. Évitez les suggestions simplistes  tels que «calme-toi», «inspire profondément»,  «articule», etc. Montrez plutôt que vous lui consacrez du temps à l'écouter.

Ayez vous-même une élocution plus lente et détendue : cela est beaucoup plus efficace que de demander à l’élève de ralentir son débit. Si possible, ne donnez jamais vous-même l’impression de hâte ou d’impatience en parlant.

L’objectif est surtout d’encourager l’élève à s’exprimer afin de lui permettre de connaitre des situations d’élocution positives.

L'essentiel est de faire sortir l'élève de son isolement éventuel et de l'amener à s'exprimer. Personne ne peut résoudre un problème de langage en évitant sans cesse les situations où l’on parle.

Si l’élève commence une phrase avec difficulté, répétez ce qu’il ou elle a dit précédemment. Cela vous permettra de vérifier son propos, et en même temps, cela réduira la fixation négative, dans son esprit, de ce moment de bégaiement. Vous lui démontrerez ainsi que vous l’écoutez avec attention.

Ne lui faites jamais répéter, ceci ne ferait qu'accentuer sa peur de bégayer. Reformuler éventuellement sa phrase afin d'être sûr de l'avoir comprise.
Cela aura également pour effet de concentrer son attention sur ce qu'il doit dire et accentuera son impression que c’est tout ce qui compte à vos yeux.

En classe

Devez-vous discuter en classe du bégaiement de l’élève ?

En cours, il n’est pas approprié de discuter directement du bégaiement sans le consentement de l’élève. S’il en parle librement on peut aborder le sujet en classe, avec délicatesse, cela pour ne pas faire du bégaiement un sujet tabou.
 
Si la possibilité vous en est offerte, organisez une activité sur l’acceptation des différences individuelles afin que les élèves prennent conscience du fait que chaque individu possède des qualités et des faiblesses et que personne n’est parfait. Faites prendre conscience à vos élèves qu’il est important de se sentir bien dans sa peau et de ce qui peut être fait pour favoriser ce sentiment chez les autres.

Dans le cadre d'exposés d'élèves, vous pouvez proposer des thèmes comme la tolérance, les handicaps, la différence entre les individus. L’élève qui bégaie profitera peut-être de l’occasion pour parler lui-même de son problème.
 
L’idéal serait que l ’élève fasse une présentation en classe au sujet du bégaiement et de son vécu voire de son traitement si l’élève en suit un. Cela lui donnera l’occasion de renseigner ses camarades sur le bégaiement au lieu de l’éluder. Une telle activité peut-être faite dans le cadre d’un projet en classe au cours duquel chaque élève parle d’un handicap ou de tout autre sujet d’intérêt. Ce genre d’activité a un effet très positif sur l’image que l’élève se fait de lui-même et cela facilite grandement son acceptation par ses camarades.

Hélas, ce genre de présentation est très peu pratiqué par les élèves qui bégaient, car ils fuient généralement ne fut-ce que le mot bégaiement et en ont véritablement honte. Dans tous les cas, il faudra que l’enseignant use de psychologie pour en parler au préalable avec l’élève et repérer le moment idéal.

L’élève qui souhaiterait faire une présentation au sujet du bégaiement peut s’aider de la présente rubrique et des informations sur notre site, étayer un ou plusieurs points le concernant et contacter l’Association Vaincre le Bégaiement (AVB) qui lui fournira toutes les informations et conseils pour son projet.

Que faire lorsque des camarades se moquent de l’élève qui bégaie ? 

Tout ce que vous pourrez faire pour favoriser l’acceptation de l’élève par ses camarades et prévenir les taquineries aidera l’élève à s’exprimer plus librement et lui évitera des frustrations et des humiliations. Découragez avec tact  les élèves qui pourraient s’amuser aux dépens de celui qui bégaie en leur faisant comprendre pourquoi leur comportement n’est pas approprié. Par la suite, rencontrez l’élève en privé pour l’assurer de votre soutien à son égard et écoutez ce qu’il ou elle peut vouloir partager avec vous.

Devez-vous traiter différemment l’élève qui bégaie ?

Il est important que l’élève qui bégaie ait les mêmes responsabilités que ses camarades. Ce que vous exigez des autres élèves de votre classe doit également être exigé de l’élève qui bégaie. A moins, bien sûr, que cet élève ait de trop grandes difficultés, ce qui augmenterait sa frustration. Un élève ayant suivi ou non un traitement (séances d’orthophonie, par exemple) préfère généralement qu’on le traite sur un pied d’égalité par rapport à ses camarades. Il faut donc l'associer à toutes les activités de la classe car l’en dispenser ou l’en écarter, en plus d’isoler l’élève, pourrait aggraver son handicap.

Cependant, les interrogations orales imprévues sont à limiter dans la mesure du possible, sauf si l’élève vous a dit pouvoir le faire. Pour éviter qu’il ne soit jamais interrogé, voir avec l’élève ce qu’il redoute le moins : soit l’interroger tout seul pendant une récréation ou après un cours, soit en présence des autres élèves et éventuellement le faire venir au tableau ce qui lui fournit un support écrit et  peut lui faciliter la partie orale.

Il serait également bon de permettre à l’enfant qui bégaie de répondre sans être interrogé, car à partir du moment où il est désigné, les autres élèves vont se tourner vers lui et il risquera d’être bloqué.

Les présentations à faire en classe et les rapports oraux sont des activités que l’élève qui bégaie craint énormément. Ces situations sont très difficiles pour lui : une mauvaise expérience peut susciter un sentiment de honte, éroder sa confiance en lui ou renforcer un comportement d’évitement. La seule pensée d’avoir à parler, à lire devant la classe ou d’être l’élève choisi au hasard pour répondre à des questions, peut éveiller des sentiments de cauchemar chez des jeunes qui bégaient.

Voici une suggestion pour l'élève concernant la préparation d'un exposé. Il est tout de même souhaitable de déterminer au préalable avec l’élève ce qu’il-elle préfère.
L’élève peut apprendre par cœur les deux ou trois premières phrases de son exposé ce qui lui permettra d'être rassuré et  en confiance pour la suite. Donner à l’élève la possibilité de pratiquer sa présentation par une situation facile puis progresser graduellement vers une situation plus difficile : un bon moyen est que l’élève s’exerce d’abord à la maison devant ses parents ou des proches, puis devant vous.
S’il arrivait que l’élève ressente une forte anxiété et une grande crainte à faire une présentation devant toute la classe, vous pourriez simplement lui demander de faire sa présentation devant un groupe restreint de camarades.
Si l’élève s'en sent capable, l'idéal serait qu'il fasse sa présentation devant toute la classe, comme les autres élèves.

Comment faire l’appel des élèves en classe ?

L’appréhension ressentie en attendant son tour pour parler augmente sévèrement la tension de l’élève qui bégaie. Cela tient au fait que celui-ci anticipe son bégaiement avant que son tour de parler ne vienne, même s'il ne doit dire qu'un seul mot  (à fortuiri son nom) !
Ainsi plus l’attente sera longue, plus la pression engendrée sera grande.

Il faudrait aussi permettre à l'élève qui bégaie de répondre autrement que par "présent", par exemple par "oui" ou dans le pire des cas par la main levée. La difficulté voire l'impossibilité pour certains de dire leurs noms évoque chez eux des sentiments cauchemardesques.
Vous pouvez également diversifier l’ordre de l’appel des présents.

Participation de l'élève qui bégaie

Nous déconseillons donc d'interroger par ordre alphabétique ou par tour de table, il est souhaitable d’appeler les élèves qui bégaient plus tôt que les autres : ainsi leur crainte et leur tension n’auront pas le temps de se développer.
L'idéal serait de laisser l'élève qui bégaie intervenir spontanément. Permettez aussi à l'élève de répondre à des questions à l’aide de choix multiples de réponses au lieu de l'obliger à répondre de manière élaborée et plus exigeante.

Gardez à l’esprit que les situations exigeant une réaction verbale vive ou un débit rapide comportent aussi des contraintes de temps et qu’en conséquence elles peuvent bloquer l'élève et nuisent de toute façon à la fluidité de l’élocution.  

Rappelez-vous que l’élève qui bégaie vit des périodes plus difficiles que d’autres, particulièrement lorsqu'il est fatigué ou stressé.

Lorsque l’élève traverse une journée difficile, tentez de réduire le nombre de fois où il doit parler ou lire à haute voix, à moins que l’élève ne le veuille expressément. En contrepartie essayez d'augmenter les occasions d’élocution lors des journées de plus grande fluidité verbale, lorsque vous remarquez que l’élève est plus en forme.

Remarque au sujet des adolescents

La plupart des suggestions proposées dans la présente partie visent plus particulièrement les jeunes élèves, filles ou garçons. Chez les adolescents, on retrouve fréquemment un comportement d’évitement plus marqué et une réticence accrue à évoquer leur difficulté d’élocution. Ils préfèreront afficher une attitude nonchalante en communiquant peu. Ces jeunes prétendent souvent qu’ils ne veulent pas d’aide et font tout pour dissimuler leur bégaiement. Dans de tels cas, proposez leur de contacter l’Association Vaincre le Bégaiement (AVB) qui leur fera découvrir des moyens pour faire face à leur handicap et qui leur permettra de s'exprimer correctement. 

Examen

Comment un élève peut-il s’y préparer ?

En ayant parfaitement connaissance de la matière, en ayant travaillé l’élève sera rassuré quand à la justesse de son propos. Cependant le stress relatif aux conditions d’examen peut lui faire perdre tous ses moyens. L’élève peut prétendre ne pas connaitre une réponse alors qu’elle est sur le bout de sa langue…

En pouvant repérer les lieux d’examen (surtout la salle) au préalable, l’élève pourra se familiariser avec l’endroit. S’il en a l’occasion, il pourrait même s’exercer à parler dans cette salle et éventuellement avec un camarade simuler la situation d’examen.
En s’entraînant devant ses camarades ou sa famille, en adoptant une façon de parler plus lente et détendue, il acquerra plus de confiance et cela facilitera sa parole lors de l’épreuve.

Parler d’emblée du problème de parole ?

Des candidats préfèreront aborder directement le sujet d’examen, surtout avec un jury ou un examinateur qu’ils ne connaissent pas, et réussiront à parler de manière fluide et assurée. Cette démarche est positive, car chaque phrase ou réponse dite correctement incitera l’élève à continuer sur cette lancée. Il se peut cependant qu’en cours d’épreuve le bégaiement intervienne, il s’agit alors de poursuivre sereinement et d’apprécier le chemin parcouru.

D’autres candidats préfèreront informer l’examinateur ou le jury des difficultés d’élocution possibles. Cela leur permet de prendre leur temps et de ne pas précipiter une réponse.   

L'examinateur peut faciliter la tâche au candidat qui bégaie en maintenant un contact visuel, en conservant un comportement naturel et en évitant notamment les froncements de sourcils et les soupirs. En parlant lui-même lentement et en ne donnant pas de conseil simpliste tel que "calmez-vous", "inspirez profondément", "articulez" (le candidat sait ce qu'il doit faire ou ne pas faire), l'examinateur montre au candidat qu'il lui consacre du temps et de l'intérêt.
Le candidat qui bégaie a droit à un tiers temps supplémentaire. Même s'il ne le demande pas, il est judicieux de lui laisser suffisamment de temps.

Si le candidat bègue a vraiment trop de problème pour s’exprimer et si le jury est d’accord on peut admettre qu’une réponse écrite est alors permise voire judicieuse. Cependant une réponse orale, même en bégayant, est souhaitable (pour l’élève) car en allant jusqu’au bout de sa démarche, le jeune aura le sentiment qu’il a pu accomplir quelque chose d’important. Lors d’un prochain examen, la démarche n’en sera que facilitée. Concernant une épreuve orale obligatoire, nous attendons une réponse du ministère de l’éducation pour vous en faire part. 

N'hésitez pas à nous contacter avant un examen important si vous souhaitez un conseil personnalisé ou pour accéder aux  dernières informations.

 

Conception : ALYLA